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Découvrez les coulisses d'une chorale amateur.
En tant que membre du pupitre de basses, je vous invite à découvrir l'envers du décor. Je vous raconterai nos répétitions animées, nos gags de tous niveaux et nos représentations toujours appréciées.
Profitez de votre visite pour en apprendre davantage sur notre répertoire, les compositeurs, les événements ou les anecdotes qui entourent les oeuvres.
En supplément, quelques conseils sur des enregistrements ou des outils de travail pour choriste amateur.

Surtout, n'hésitez pas à me laisser vos commentaires pour le plus grand plaisir de tout le monde !

Discographie

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /2006 07:28
Cette oeuvre n'étant pas la plus connue, si on la compare au magnifique Gloria RV589, les enregistrements ne sont pas pléthore chez les discaires français où le meilleur côtoie facilement le médiocre: l'interprétation d'une oeuvre sacrée est souvent liée à l'implication et à la ferveur insufflés par les interprètes.

Tout d'abord l'enregistrement de Carlo Maria Giulini complété par quatre pièces sacrées de Verdi paru chez Sony Classics en 2002 est assez surprenant et en deça de ce qu'on attend d'une oeuvre professante ("Je crois en un seul Dieu..."). Même si le deuxième mouvement est sublime de polyphonie, les trois autres manquent selon moi cruellement d'âme. Point de souffrance dans le Crucifixus qui ressemble du coup plus à une berceuse, mais surtout on ne ressent pas cette étincelle de foi nécessaire. Les deux mouvements Allegro sont transformés en Andante assez lourds qui n'inspirent pas au mysticisme.

Si vous avez le choix, préférez la version du King's Consort dirigée par Robert King dans le cadre de l'enregistrement intégral des oeuvres sacrées de Vivaldi. Même si on peut regretter que le Credo introductif manque un peu de "mordant", l'interprétation, Baroque à souhait, est très enlevée. Le "Et homo" très recueilli semble sorti d'une chapelle Vénitienne et le "Crucifixus", un tantinet trop rapide à mon goût, est cependant très expressif et les montées chromatiques douloureuses au possible. Le final "Et resurrexit", lumineux et tout en nuances s'achève sur une fugue précise dégageant une réelle implication de tous les interprètes.
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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 11:32
Opera bouffe peu connu, il n'existe pas pléthore d'enregistrements de cette composition. Si vous parcourez les disquaires, vous pourrez trouver le meilleur comme le moins bon, et je ne vous présenterai ici que les deux enregistrements qui font référence pour cette oeuvre : celui dirigé par Marc Minkovski (2005) et celui dirigé par Michel Plasson (1981). Non pas que d'autres enregistrements n'aient pas un charme particulier, mais ce sont là les deux versions les plus fidèles à la vision que purent se faire les premiers spectateurs du 19ème siècle.

Marc Minkovski, Les Musiciens du Louvre Grenoble, Felicity Lott

Le premier enregistrement complet de la partition telle qu'elle fut présentée le 12 avril 1867 au théâtre des Variétés. Grâce à un travail important de restauration, l'oeuvre se présente sous un nouveau jour avec plusieurs morceaux peu connus comme ce final de l'acte 2 "Le Carillon de ma Grand Mère" entraînant au possible. Offenbach avait supprimé ce morceau le soir même de la première, jugeant qu'il alourdissait trop le spectacle. Chacun peut juger de cet argument, mais il reste un air désopilant dans cette interprétation.
Félicity Lott et Yann Beuron forment un couple Duchesse / Fritz très adapté avec un jeu en légèreté et en mimique auquel on se laisse prendre facilement. La présence vocale de Felicity Lott est certes en deça de Régine Crespin, mais elle compense par un jeu de scène incomparable. Marc Minkovski trouve une énergie et un allant à toute la partition qui nous fait perdre la notion du temps.

Michel Plasson, Orchestre National du Capitole, Régine Crespin

L'enregistrement de référence. Michel Plasson arrive à insufler une légèreté d'interprétation et une précision rythmique sans faille à l'orchestre du Capitole dont on sent malgré tout la puissance et un certain côté pompeux qui alourdit certains passages. Cependant, c'est surtout l'interprétation magistrale de Régine Crespin qui marque les esprits. Une wagnérienne dans Offenbach, personne ne l'avait jamais osé, et pourtant le résultat est là. Quelle présence, quelle souplesse et quel panache ! Des aigus qui sonnent limpides et des passages en poitrine qui ne souffrent aucune comparaison, c'est là une véritable leçon d'interprétation !

Impossible pour moi de départager ces deux disques tellement ils me semblent complémentaires pour se donner une idée de ce qu'Offenbach voulait mettre en oeuvre sur scène. N'hésitez donc pas à vous procurer les deux si vous le pouvez.
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /2007 19:14
L'analyse comparative d'enregistrements est un exercice intéressant qui demande cependant une grande concentration et surtout une écoute approfondie de toutes les versions recueillies. Pour ce qui est des comparaisons de ce Gloria RV 589 d'Antonio Vivaldi, ce n'est pas moins de 8 enregistrements différents disponibles dans le commerce que j'ai réunis par divers biais (possessions personnelles, emprunts, médiathèque...).
Pinnock, Alessandrini, Muti, Harnoncourt, Negri, Güttler, Parrott ou Preston, à voix mixtes ou pour choeur de femmes, sur instruments d'époque ou non, attendez-vous à des points de vue variés sur ces galettes.
Si vous avez vous aussi un enregistrement non cité ou bien un avis divergent, n'hésitez pas à le signaler en commentaire, c'est là l'intérêt du blog !
Les écoutes sont bientôt terminées, alors affutez vos oreilles et revenez bientôt pour plus de détails.
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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /2007 18:35

Ostro picta, armata spina, Introduzione al Gloria en ré majeur RV 642

Gloria en ré majeur RV 589
Magnificat sol mineur RV 611

Andrea Ihle, Soprano I
Elisabeth Wilke, Soprano II
Annette Markert, Alto

Hallenser Madrigalisten
Virtuosi Saxoniae

Ludwig Güttler, Direction

BERLIN Classics, 1990

Première question qui viendra sans doute à l'esprit : pourquoi ai-je choisi une obscure version pour commencer ce comparatif ? Tout simplement parce que c'est le disque avec lequel j'ai travaillé pendant les premiers mois de cette saison 2001, alors il reste un peu de nostalgie dans ce CD acheté à un prix modique chez un discaire de la place Jussieu.
Premier élément intéressant, le Gloria est précédé de son introduction, 3 morceaux destinés à être interprétés avant l'oeuvre principale. Par ailleurs, contrairement à d'autres enregistrements ou l'introduction est présente, les deux numéros s'enchaînent parfaitement, l'accord final du Linguis Favete permettant une continuité parfaite.
Concernant ce gloria, donc, je le trouve très baroque, peut être un peu trop. Les passages en allegro sont paticulièrement bien emmenés et l'interprétation du choeur et de l'orchestre sont très équilibrées. Cependant, le Domine Deus par exemple ne laisse pas assez de place au superbe solo de violoncelle. On perd une part de cette étincelle qui place ce gloria entre le baroque et le classique, dommage. D'autre part, les morceaux plus lents ne contrastent pas assez avec les airs rapides. Le Et in terra pax et ainsi je trouve un poil trop rapide, pareil pour le Domine Deus, deux morceaux de recueillement pas assez exploités. Un élément intéressant cependant, c'est sur cet enregistrement que l'on sent le mieux le lien entre le Domine Deus, Agnus Dei composé par Vivaldi et l'air Es ist vollbracht que Bach composera près de 10 ans plus tard dans sa Passion selon Saint Jean. Le final est particulièrement réussi, même si on pourra regretter un manque de clarté dans les distinctions sujet / contre sujet.
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /2007 18:41

Magnificat RV 611
Gloria RV 589

Teresa Berganza, Mezzo-Soprano
Lucia Valentini-Terrani, Alto

New Philharmonia Chorus & Orchestra

Ricardo Muti, Direction

EMI Classics

Un bon exemple de ce que l'on aimerait ne pas avoir à entendre... Tout semble aller à contre emploi dans cet enregistrement. La première chose qui choque, dès les premières mesures du Gloria, c'est le manque de tonus de la trompette, perdue dans la masse orchestrale. L'orchestre est beaucoup trop nombreux pour permettre la délicatesse et les nuances de la musique de Vivaldi. Le choeur semble bien plat et aucun relief ne ressort véritablement, chaque morceau étant successivement interprété totalement forte ou piano. Seule la rigueur rythmique de l'ensemble sauve cet album des oubliettes. Ricardo Muti semble mal à l'aise avec la musique baroque dans cet enregistrement, et c'est dommage quand on connaît ses qualités vis-à-vis des musiques gaies ou dansantes. A entendre malgré tout pour se rendre compte de ce qu'est une vision différente d'une oeuvre. (Attention, le Laudamus te tourne presque au combat de divas, je tiens à prévenir).
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 19:04

Gloria RV 589
Nisi Dominus RV 803
Ostro Picta RV 642
Gloria RV ANH 23 (Ruggieri)

Carolyn Sampson, Soprano
Joanne Lunn, Soprano
Joyce Didonato, Mezzo-Soprano

Choir of the King's Consort
The King's Consort

Robert King, Direction

Hyperion, 2002

Première remarque que je tiens à faire avant de discuter de cet enregistrement, il fait partie des 3 à avoir été basés sur un diapason "La=415Hz". Les deux autres enregistrements sont ceux de Preston et Harnoncourt que je décrirai plus tard. La principale différence ? Rien moins qu'un demi ton ! Ces trois enregistrements là semblent donc un demi-ton plus bas que les autres. Pour les amateurs éclairés, ceci est limpide, puisqu'il s'agit de la tonalité utilisée par les orchestres baroques. Pour les autres, je rapelle que le diapason donne aujourd'hui un "La=440Hz" d'où la différence.
Cet enregistrement appartient à l'intégrale de musique sacrée de Vivaldi enregistrée par Robert King il y a quelques années, comme le Credo que j'ai déjà eu l'occasion de présenter.
L'ensemble est bien emmené et on sent une véritable ambiance baroque autour de l'oeuvre dans son intégralité. Les solistes sont peut être un brin trop lyriques mais celà reste tout  à fait convaincant. Même si je trouve les mouvements Allegro un tantinet trop lents, le Domine Fili Unigenite est particulièrement réussi, équilibré et bondissant. Autre morceau très réussi, le Et in terra pax. Si le Gloria introductif en allegro doit être déclamé (la gloire de Dieu ne peut se démentir), c'est justement pour accentuer le contraste avec la prière qui suit (la paix n'est accordée qu'aux hommes qui la méritent). L'Andante noté peut donc être étendu de manière compréhensible, et cette version le met parfaitement en valeur. Le hautbois solo est particulièrement tendre, même si je trouve les ornements superflus. Enfin, l'utilisation d'un théorbe pour basse continue renforce l'ambiance qui entoure cet enregistrement. Un album à posséder.
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:53
A l'approche du concert, un petit détour autour du requiem de Mozart. J'ai quelques versions en tête dont j'aimerais vous parler. Malgré tout, je vais avant vous faire saliver un peu... C'est donc dans les prochains articles que je détaillerai mes impressions sur ces enregistrements, voici la liste des nominés:

Concentus Musicus Wien, Arnold Schoenberg Chor, Nikolaus Harnoncourt

Wiener Philharmoniker, Wiener Staatsopernchor, Karl Böhm

La Grande écurie et la chambre du Roy, Kantoret Saarlonis, Jean-Claude Malgoire

Choeur et Orchestre Symphonique de France, Laurent Petitgirard

Comme vous pouvez le constater, quatre versions qui ont toutes un intérêt particulier ou un cachet historique. Vous avez sans nul doute déjà entendu l'une d'elle, alors à bientôt pour quelques sensations personnelles...
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 21:17

Requiem verson 1791 conclue en 1821

Hjordis Thébault, Soprano
Gemma Coima Alabert, Alto
Simon Edwards, Ténor
Alain Buet, Basse

Kantoret Saarlonis
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Jean-Claude Malgoire

Télérama, 2006

La seule version live de mon comparatif, enregistrée en 2006. Cet enregistrement apporte une singularité, le Libera Me, composé par Sigismund Neukomm en 1821 à Rio de Janeiro afin de conclure le Requiem de Mozart.
Je trouve que la version proposée ici possède malgré tout un certain charme, peut être est-ce lié à l'enregistrement en direct. Les interprètes sont efficaces, sans pour autant transcender l'oeuvre en elle-même. La prise de son et l'acoustique rendent le choeur parfois lointain et presque absent, dommage pour une oeuvre où il est central.
Que dire alors de ce surprenant Libera Me, jonglant tour à tour avec des passages originaux et des reprises déconcertantes ? Le Requiem original étant déjà une oeuvre presque collective, je ne trouve rien à redire à la contribution de Neukomm. La conclusion logique par le Libera Me ne choque donc pas, ce qui interpelle, c'est le morceau en lui-même. Son côté "medley" recueillera sans nul doute les foudres des puristes et la réserve des amateurs de Mozart, mais certains passages sont d'une audace que je trouve singulière et qui méritait selon moi un enregistrement.
Ce n'est très certainement pas la version de référence, mais je pense qu'elle a malgré tout sa place dans une discothèque, à condition de disposer aussi d'un autre disque...
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 20:05


Requiem

Christine Schäfer, Soprano
Bernarda Fink, Alto
Kurt Streit, Ténor
Gerald Finley, Basse

Arnold Schoenberg Chor
Concentus Musicus Wien

Nikolaus Harnoncourt

Harmonia Mundi, 2005

Une version que j'affectionne tout particulièrement, ne serait-ce que pour son intérêt pédagogique. On sait Harnoncourt très à l'aise avec la musique de Bach, mais on sent ici un aspect didactique fort. Si vous êtes heureux possesseur d'un pc dans lequel glisser cet album, alors vous pourrez suivre une écoute de l'oeuvre tout en consultant le manuscrit original de Mozart. C'est une expérience que je trouve particulièrement intéressante, avec son achèvement anticipé après quelques mesures du Lacrymosa.
Au delà de cet élément, que dire de l'interprétation en elle-même ? Je la trouve rafraîchissante, par ses audaces et ses libertés tout autant que par sa rigueur rythmique. Le choeur, les solistes et l'orchestre font preuve d'une rigueur impressionante malgré l'originalité demandée par le chef. Si l'on ressent particulièrement ici l'aspect maçonique (admirable entrée des trombonnes dans l'introit) on est très surpris dès le Dies Irae... Les stances forte des basses sont tout bonnement interpretées pianissimo. Là, j'avoue que je suis perplexe... Cependant, j'adhère totalement au tempo enlevé du Domine Jesu et aux fugues qui suivent.
Une version pédagogique aux surprises nombreuses que je recommande chaudement.
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 20:36
Veni Sancte Spiritus K.47
Ave Verum Corpus K.618

Jennifer Smith, Soprano
Greta de Reyghere, Soprano
Sylvia Schluter, Alto
Guy de Mey, Ténor
François Le Roux, Basse

Capella Brugensis
Collegium Instrumentale Brugense

Patrick Perire

Requiem en Ré Mineur K.626

Claudine Le Coz, Soprano
Marie Kobayashi, Mezzo
Guy Flechter, Ténor
Jacques Schwarz, Basse

Choeur et Orchestre Symphonique de France

Laurent Petitgirard

Editions Atlas, 1995

Une version simple, efficace, parfaitement destinée à la découverte du chef d'oeuvre de Mozart, voici comment je qualifierais cette version. Et c'est tout à fait logiquement qu'elle a été éditée au sein de la collection "Eblouissante Musique Sacrée" des éditions Atlas en 1995. Cette collection avait pour objectif, tout au long des 90 disques qu'elle a compté, de faire découvrir la musique sacrée au plus grand nombre avec des CD+fascicules cédés à prix modique.
Je dois avouer que je suis toujours à l'affut de ce genre de collections qui, même si elles ne seront jamais à la hauteur d'une collection créée personnellement, permettent de découvrir ou redécouvrir des oeuvres méconnues. L'enregistrement présent est de très bonne facture, et même si l'aspect mystique ne ressort pas de manière éclatante, la précision musicale de l'orchestre comme du choeur est impeccable. Une très bonne initiation avant de se tourner vers des versions moins pédagogiques mais plus intenses.
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